Théatre du Carré RondMarseille 23 rue des trois rois – 13006 – Métro: Notre Dame du Mont Parking Cours Julien ou Place Jean Jaurès (La plaine). Bar Salle Climatisée. Tel 06.11.29.25.05 plan.
L’AVIS DES SPECTATEURS. HUIS CLOS – JEAN-PAUL SARTRE
Bagrain Huis Clos Un huis clos saisissant . Très bonne soirée, excellente maîtrise du jeu des comédiens, dans une mise en scène réussie.
AdrianF Huis Clos Un Huis Clos magnifique, des superbes acteurs ayant créé une telle atmosphère qu’on a du mal à éteindre la lumière le soir désormais!
JPC Quand une œuvre tend et atteint à l’universel il est difficile d’en réchapper. « Huis clos » en fait partie qui nous plonge corps et âme dans le chaudron toujours brûlant de la conscience. Cette pièce en miroir où chacun des personnages, au gré de ses intérêts immédiats, s’associe à l’un des deux autres, est tour à tour juge, bourreau ou victime, nous prend au piège d’un voyeurisme impudique autant qu’elle nous renvoie à nous même par la réflexion implacable qu’elle opère sur notre propre conscience. Impossible donc de se soustraire au regard de l’autre ou même de sa pensée, et encore moins quand nous sommes morts où, là, nous ne pouvons plus rien rectifier. Sartre le dit : Une fois mort (ou « absent » dit Estelle, quel euphémisme!) notre vie appartient définitivement à celles des autres qui en font ce qu’ils veulent. Cette contingence essentielle est une des grandes leçons de « Huis clos ». Terminés alors le confort facile de la bonne conscience, la soi disant pureté des intentions ou des sentiments ; ici s’expriment de façon brutale et immédiate les instincts les plus bas, les désirs les plus inavoués, les petits calculs de dernier moment pour sauver sa peau ou ce qu’il en reste… Bref un choc dont on se remet difficilement, mais tellement nécessaire. Si Sartre est un génie, si « Huis clos » est un chef d’œuvre il fallait tout le talent et l’investissement intelligent, total, de quatre artistes inspirés pour rendre au plus près cette œuvre dans sa dimension tragique et performative. Michel Adjriou, Élise Fagon, Sigrid Objilère éclatent d’énergie, font exploser tous les poncifs et tous les tabous, tour à tour méchants, rusés, libidineux, abattus, lucides et cyniques.. mais parfois tendres aussi, touchants dans leur désir, presque innocents dans leur remords, cherchant désespérément une voie de salut impossible sous le regard, dans le jugement des deux autres, nous émouvant enfin parce qu’ils sont comme nous sommes : de pauvres humains. Leurs personnages sont devenus aussi faibles et impuissants que des chiens crevés au fil de l’eau emportés par le courant de la vie qui ne se remonte jamais. Enfin bien sûr il y a le quatrième comparse de cette sublime réalisation, Dominique Lamour. Il y tient un rôle secondaire mais nécessaire par la froideur et le détachement qu’il exprime, celui du garçon qui introduit dans cet univers kafkaïen (très belle bande sonore introductive) les trois humains condamnés à se voir et se juger ad æternam. Il disparaîtra vite de la scène mais y laissera son empreinte indélébile d’étrangeté, de mystère et d’angoisse. Il est le maître d’œuvre de cette construction en abîme en signant une mise en scène explosive où, comme toujours, chaque détail, chaque geste, chaque intonation sont étudiés, ne laissent place à aucun hasard comme le dit Inès : «Un hasard n’est-ce pas ? … Je vous dis qu’ils ont tout réglé, jusque dans les moindres détails, avec amour. » Je remercie infiniment et une fois de plus toute l’équipe du Théâtre du Carré Rond de nous avoir offert cette géniale performance où, pendant près de deux heures, nous avons été plongé dans un moment permettant de se confronter à soi même autant que de jouir d’un grand et beau spectacle.
Anita Huis Clos Merci pour cette bonne soirée passée hier soir pour voir HUIS CLOS. Les acteurs étaient parfaits, chacun avait un rôle qui lui collait complétement, de la justesse, de l’énergie (beaucoup), on ne s’ennuie jamais pendant toute la durée du spectacle et la fin en apothéose nous laisse un peu bizarre au moment où la lumière s’éteint. Bravo.
Emilie. Huis clos Le texte de Sartre prend, dans l’intensité du jeu de scène et la force des comédiens, une ampleur que je n’avais pas mesurée. J’ai eu l’impression de redécouvrir le texte, et même de comprendre certaines choses. Toutes les émotions prennent place, et l’existence, dans ses beautés et ses turpitudes, est mise en évidence. Je dis « évidence », mais en réalité, sans votre contribution, je n’aurais pas pu voir à quel point ces questions sont si prégnantes. Je suis sortie émue et bouleversée de ce huis-clos saisissant. Merci infiniment pour votre remarquable, honnête et brillante interprétation. «
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